« Afin de garder une population dans la passivité, une fois les besoins essentiels comblés, il faut restreindre le plus possible le nombre d’opinions acceptables tout en favorisant le débat dans ce mince éventail de pensée pour donner l’impression aux gens d’exercer leur libre expression tout en les conduisant dans la direction voulue, tracée par le dit éventail. » Ce n’est pas de moi. C’est un axiome célèbre ainsi qu’un principe de gestion des « ressources humaines » bien connu. C’est de ça dont j’ai le goût de vous parler aujourd’hui.
Comment ça marche? C’est très simple. Imaginez que tous les pensées et opinions possibles forment un cercle. Vous souhaitez que le groupe que vous administrez prenne la direction nord-est dans le cercle. Grâce à divers jeux d’influences et à la machine médiatique ou tout autre panoplie de pouvoirs à votre portée, vous vous arrangez pour que tous les opinions n’allant pas plus ou moins vers le nord-est deviennent irrecevable. Les gens peuvent argumenter tant qu’ils veulent à savoir s’ils élisent un chef qui va les conduire un peu plus au nord ou à l’est, vous gagnez de toute façon. C’est génial! Avec ceci de bien établi en tête, observons maintenant de quoi les médias nous matraquent ces dernières années et réfléchissons à l’élection provinciale qui approche (encore).
Allons y un parti à la fois, commençons par le Parti Québécois. Ce parti encore jeune eut son second souffle au début des années 90 grâce au fiasco fédéral des accord du Lac Meech et de Chalottetown qui visaient à ramener le Québec dans la constitution canadienne avec dignité. Suivant ces événements le PQ reprit le pouvoir et gagna presque le référendum sur la souveraineté de 95. Malgré cet échec, la vague souverainiste semblait devoir continuer à monter. Que tente-on de faire avaler aux Québécois en 2008? Que le PQ était le parti d’une génération, que le moment est passé, que le parti s’entredéchire sans cesse et que son obsession de la souveraineté en fait un mauvais administrateur du gouvernement du Québec, incapable de traiter de bonne foi avec Ottawa. À écouter les médias, ils semble impossible d’être souverainiste en 2008 sans être dépassé, extrémiste, raciste, unilingue francophone et tout à fait mal informé sur la nouvelle donne mondiale.
Parlons maintenant de l’ADQ. Mario Dumont a fondé son parti en 1994 suite à son départ du parti libéral, influencé entre autres lui aussi par les événements de Meech et Charlottetown. Sa position autonomiste et son vœu de rouvrir la constitution sont donc des préoccupations qui viennent de loin chez lui et non un projet irréfléchi pour s’accaparer l’électorat comme plusieurs l’insinuent. Oui son parti est très jeune, un peu trop à droite au goût de certains et n’a pas l’expérience du pouvoir mais j’ai l’impression qu’on aime me rappeler son inexpérience et ses bourdes plus souvent qu’à son tour.
Reste maintenant le parti au pouvoir qui déclenche lui-même des élections avant le temps; nos bons vieux libéraux du Québec. Moi je les aimais bien… sous Lesage ou encore sous Bourassa… la deuxième fois, pas celle de 70. C’est fou comment on ne parle plus du virage ambulatoire inefficace de Jean Charest, ou du mont Orford ou du Suroît ou du CHUM ou des émeutes universitaires lorsqu’il a voulu faire des coupures en éducation. On se rappelle si peu qu’avant d’être libéral provincial, il était conservateur fédéral. Mais revenons à nos moutons. Le PLQ donc, veut faire campagne sur l’économie. Ils ont l’audace dans leur argumentation de se présenter comme seuls capables de bien administrer le Québec en ce moment. Une saine gestion publique n’est pas un point à défendre sur une plateforme électorale, c’est un pré requis. S’ils n’ont rien d’autre à présenter ce n’est qu’un autre symptôme du vide politique présent. Le PLQ ne sait quoi proposer d’autre qu’une image de gestionnaire sérieux. Image qui est eut-être assez éloignée de la vérité alors qu'on entend qu'ils refusent de montrer leur bilan.
Revenons à l’économie. Ils aiment parler d’économie nos gouvernements. C’est le mot magique; la conjoncture économique, avec ça on peut tout passer. Il faut monter le prix de la scolarité ou de l’Hydro malgré les choix de sociétés qu’on a fait? On était obligé c’est l’économie. Pour les PPP qui surgissent partout comme une panacée bien que ce n’est pas nécessairement le meilleur des choix dans tous les projets? Pareil. Le gouvernement ne tient pas ses promesses? C’est pas leur faute l’économie ne l’a pas permis. Demandez à n’importe quel économiste digne de ce nom; c’est n’importe quoi! L’Économie aussi elle fait partie du jeu autour du principe que j’énonçais au début. Bien sûr la situation financière du Québec pourrais être meilleure, mais elle n’est pas mauvaise. Le problème c’est que nos dirigeants ne sont que des administrateurs sans imagination qui tiennent surtout à ne pas faire de vagues et non des vrai gouvernants.
Donc nous avons un parti qui se fait traiter de dépassé, un qui se fait infantiliser, un qui s’arroge le monopole de la saine gestion et de toute façon tous les trois connaissent le mot magique : « Économie! » Alors réfléchissons de nouveau à mon petit cercle qui représente le possible des opinions et à mon axiome d’ouverture : « Afin de garder une population dans la passivité, une fois les besoins essentiels comblés, il faut restreindre le plus possible le nombre d’opinions acceptables tout en favorisant le débat dans ce mince éventail de pensée pour donner l’impression aux gens d’exercer leur libre expression tout en les conduisant dans la direction voulue, tracée par le dit éventail. » D’après vous on a accès à quel pourcentage du cercle?
Comment ça marche? C’est très simple. Imaginez que tous les pensées et opinions possibles forment un cercle. Vous souhaitez que le groupe que vous administrez prenne la direction nord-est dans le cercle. Grâce à divers jeux d’influences et à la machine médiatique ou tout autre panoplie de pouvoirs à votre portée, vous vous arrangez pour que tous les opinions n’allant pas plus ou moins vers le nord-est deviennent irrecevable. Les gens peuvent argumenter tant qu’ils veulent à savoir s’ils élisent un chef qui va les conduire un peu plus au nord ou à l’est, vous gagnez de toute façon. C’est génial! Avec ceci de bien établi en tête, observons maintenant de quoi les médias nous matraquent ces dernières années et réfléchissons à l’élection provinciale qui approche (encore).
Allons y un parti à la fois, commençons par le Parti Québécois. Ce parti encore jeune eut son second souffle au début des années 90 grâce au fiasco fédéral des accord du Lac Meech et de Chalottetown qui visaient à ramener le Québec dans la constitution canadienne avec dignité. Suivant ces événements le PQ reprit le pouvoir et gagna presque le référendum sur la souveraineté de 95. Malgré cet échec, la vague souverainiste semblait devoir continuer à monter. Que tente-on de faire avaler aux Québécois en 2008? Que le PQ était le parti d’une génération, que le moment est passé, que le parti s’entredéchire sans cesse et que son obsession de la souveraineté en fait un mauvais administrateur du gouvernement du Québec, incapable de traiter de bonne foi avec Ottawa. À écouter les médias, ils semble impossible d’être souverainiste en 2008 sans être dépassé, extrémiste, raciste, unilingue francophone et tout à fait mal informé sur la nouvelle donne mondiale.
Parlons maintenant de l’ADQ. Mario Dumont a fondé son parti en 1994 suite à son départ du parti libéral, influencé entre autres lui aussi par les événements de Meech et Charlottetown. Sa position autonomiste et son vœu de rouvrir la constitution sont donc des préoccupations qui viennent de loin chez lui et non un projet irréfléchi pour s’accaparer l’électorat comme plusieurs l’insinuent. Oui son parti est très jeune, un peu trop à droite au goût de certains et n’a pas l’expérience du pouvoir mais j’ai l’impression qu’on aime me rappeler son inexpérience et ses bourdes plus souvent qu’à son tour.
Reste maintenant le parti au pouvoir qui déclenche lui-même des élections avant le temps; nos bons vieux libéraux du Québec. Moi je les aimais bien… sous Lesage ou encore sous Bourassa… la deuxième fois, pas celle de 70. C’est fou comment on ne parle plus du virage ambulatoire inefficace de Jean Charest, ou du mont Orford ou du Suroît ou du CHUM ou des émeutes universitaires lorsqu’il a voulu faire des coupures en éducation. On se rappelle si peu qu’avant d’être libéral provincial, il était conservateur fédéral. Mais revenons à nos moutons. Le PLQ donc, veut faire campagne sur l’économie. Ils ont l’audace dans leur argumentation de se présenter comme seuls capables de bien administrer le Québec en ce moment. Une saine gestion publique n’est pas un point à défendre sur une plateforme électorale, c’est un pré requis. S’ils n’ont rien d’autre à présenter ce n’est qu’un autre symptôme du vide politique présent. Le PLQ ne sait quoi proposer d’autre qu’une image de gestionnaire sérieux. Image qui est eut-être assez éloignée de la vérité alors qu'on entend qu'ils refusent de montrer leur bilan.
Revenons à l’économie. Ils aiment parler d’économie nos gouvernements. C’est le mot magique; la conjoncture économique, avec ça on peut tout passer. Il faut monter le prix de la scolarité ou de l’Hydro malgré les choix de sociétés qu’on a fait? On était obligé c’est l’économie. Pour les PPP qui surgissent partout comme une panacée bien que ce n’est pas nécessairement le meilleur des choix dans tous les projets? Pareil. Le gouvernement ne tient pas ses promesses? C’est pas leur faute l’économie ne l’a pas permis. Demandez à n’importe quel économiste digne de ce nom; c’est n’importe quoi! L’Économie aussi elle fait partie du jeu autour du principe que j’énonçais au début. Bien sûr la situation financière du Québec pourrais être meilleure, mais elle n’est pas mauvaise. Le problème c’est que nos dirigeants ne sont que des administrateurs sans imagination qui tiennent surtout à ne pas faire de vagues et non des vrai gouvernants.
Donc nous avons un parti qui se fait traiter de dépassé, un qui se fait infantiliser, un qui s’arroge le monopole de la saine gestion et de toute façon tous les trois connaissent le mot magique : « Économie! » Alors réfléchissons de nouveau à mon petit cercle qui représente le possible des opinions et à mon axiome d’ouverture : « Afin de garder une population dans la passivité, une fois les besoins essentiels comblés, il faut restreindre le plus possible le nombre d’opinions acceptables tout en favorisant le débat dans ce mince éventail de pensée pour donner l’impression aux gens d’exercer leur libre expression tout en les conduisant dans la direction voulue, tracée par le dit éventail. » D’après vous on a accès à quel pourcentage du cercle?
1 commentaire:
Ouin, Louis tu te lance a fond... Envoie donc tout ça aux médias voir s'ils vont te publier!
Enregistrer un commentaire